Pourquoi la Moldavie

Comme expliqué en amont, nous voulons que notre projet soit en lien avec les enfants présents dans une école isolée, avec qui nous pourrons échanger et nous enrichir de nos cultures respectives. Après de nombreuses discussions et recherches sur le sujet, la Moldavie, pays riche de son histoire mais pauvre de son économie s’est avérée être le pays qui répondait au mieux à nos attentes.

Présentation du pays

La République de Moldavie est un pays d’Europe orientale entre la Roumanie et l’Ukraine. C’est une ancienne république soviétique, avec sa capitale Chisinau qui se situe au centre du pays. Sa population est estimée à 3 millions 500 mille habitants. Dans son histoire apparait une vague de colonisation, d’indépendance, et de rattachement entre la Roumanie et l’URSS. C’est en 1991 qu’elle obtient sa dernière indépendance. Ses frontières sont redessinées et correspondent à celles que nous connaissons aujourd’hui.

La situation économique

La Moldavie a souffert de l’effondrement de l’Union soviétique et de la perte d’une grande partie de ses débouchés commerciaux. Malgré d’importantes réformes économiques depuis son indépendance, elle reste le pays le plus pauvre d’Europe (environ 30 % de la population vit sous le seuil de pauvreté). Dans un classement réalisé par la Fédération des Employés Européens (FedEE), avec 46,29 euros par mois, le salaire minimum brut de la République de Moldavie reste le plus bas d’Europe. Il est à peu près 34 fois plus bas que celui des employés de Luxembourg, qui occupent la première place.

A la fin du mois de janvier, la revue autrichienne Der Standart a publié l’étude RegioData, concernant le pouvoir d’achat en Europe de l’Est. Cette étude distingue trois catégories de pays, en fonction du pouvoir d’achat rapporté à celui de l’Autriche. En tête de cette catégorie, avec un pouvoir d’achat plus élevé de 40 % à celui de l’Autriche, se trouve la Slovénie, avec 80%, suivie par la Hongrie, la Slovaquie, la Croatie et la Pologne. Le dernier groupe, catalogué par le journal autrichien comme étant « le groupe des vaincus », renfermait des pays comme la Serbie, la Bosnie, la Macédoine et l’Albanie, suivis « de loin » par l’Ukraine, la République de Moldavie et la Biélorussie.

Toutes ces informations récoltées sur la situation économique de ce pays, nous ont mené à approfondir nos recherches. Nous avons par la suite contacté des organismes déjà implantés sur place qui nous ont apporté plus d’informations.

Une terre qui se vide

Comme partout en Moldavie, chaque famille compte un père, une mère, un enfant ou un oncle qui travaille en Europe ou en Russie, fuyant le chômage ou les salaires de misère proposés dans cette ancienne république d’Union soviétique.

350.000 personnes (selon le service des gardes-frontières moldaves) font la navette régulièrement entre leur pays et l’étranger pour aller y travailler. Un chiffre auquel il faut rajouter les 585.000 Moldaves, (soit 16 % de la population), qui ont établi leur résidence principale depuis plus d’un an à l’étranger – dont la moitié en Russie, et l’autre dans les pays membres de l’Union européenne.

À cause de la désindustrialisation et de la transition difficile d’un système économique centralisé vers une économie de marché, le niveau de vie des Moldaves s’est effondré après la chute de l’Union soviétique. Il est remonté à partir des années 2000, notamment grâce à l’envoi de fonds depuis l’étranger, mais pas suffisamment pour que la population ne songe à rester.

Des enfants abandonnés

Les moldaves se sont dispersé dans le monde entier à la recherche d’une vie meilleure laissant derrière eux une génération orpheline. D’après les données du Centre d’Information et de Documentation sur les Droits de l’Enfant de Moldavie, le nombre d’enfants sans surveillance parentale est en croissance continue : tandis qu’en 2006 il y avait 94 000 enfants dont au moins un parent était à l’étranger, en 2009 ce chiffre est estimé à 135 000.

Les plus chanceux voient leurs parents une fois par an. Ils ont les yeux tristes, le regard préoccupé, mais ils portent des vêtements de marque. Voilà un aperçu du portrait de la plupart des enfants qui grandissent en Moldavie sans parents à leurs côtés. Nous avons donc orienté notre projet grâce à toutes ces données, tant sur la situation économique du pays que sur celle des enfants moldaves.

Nos collaborateurs

L’Alliance Française de Moldavie

La Fondation Alliance Française a pour mission de développer dans le monde l’enseignement et l’usage de la langue française. Elle favorise les échanges entre cultures et contribue en général à l’épanouissement de la diversité culturelle.
Notre collaboration est établie directement avec l’Alliance Française Moldavie, créée en 1992 avec l’aide de la France. Il est le premier centre culturel et linguistique étranger de Moldavie. Ayant de nombreux professeurs et faisant profiter de leur enseignement aussi bien dans la capitale Chisinau qu’en province, la fondation est la mieux placée pour nous mettre en lien avec une école moldave.

Ecole primaire de Vallesvilles (31)

« Vallesvilles est un petit village de 200 habitants situé à 20km au Sud-Est de Toulouse.
L’école publique accueille 50 élèves de CM1-CM2 répartis en 2 classes. Elle fait partie d’un Regroupement Pédagogique Intercommunal avec le Bourg Saint Bernard qui accueille  les élèves de la petite section au CE2. Dans son projet d’établissement, l’équipe enseignant a défini comme axe principal l’ouverture sur le monde, ses langues et ses cultures.
C’est dans ce cadre que nous envisagions l’élaboration par les élèves de « carnets voyageurs », un carnet propre à chaque enfant, commencé par sa présentation et la description de son cadre de vie. L’idée était de faire voyager ce carnet dans le monde afin qu’il rencontre d’autres enfants, d’autres modes de vie et qu’il revienne à son point de départ pour enrichir l’Elève par la découverte de l’Autre. Il manquait à ce projet un point de départ, une étincelle.
La rencontre avec l’équipe Wizzem est venue donner vie à ce projet d’écriture, de partage et d’échange avec eux, nos carnets voyageurs traverseront l’Europe.
Avec eux, nous suivrons leur itinéraire, leurs rencontres, leur épopée.
Avec eux nos élèves partiront à la rencontre de l’Autre pour construire Ensemble un monde meilleur. »

Ecole Primaire et collège du village Zberoaia

Arrivés en Moldavie, nous interviendrons au sein de l’Ecole Primaire du village Zberoaia, situé dans larégion de Nisporeni.
Nous sommes en contact avec Madame Catalina BOTNARI, directrice de l’établissement qui nous aide sur les besoins et les possibilités sur place. Cette école accueille 148 enfants du primaire au collège. 50 d’entre eux sont soit orphelins, soit habitent chez de la famille ou un voisin pendant que leurs parents travaillent dans un autre pays, afin de faire vivre leur famille.

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